À PROPOS
Olivier Petit est né à Châteauroux dans l’Indre, en 1971.
Autodidacte, il découvre la photographie dès l’enfance avec un Instamatic offert par son père.
Il développe une pratique fondée sur l’expérimentation et l’observation attentive du réel.
Il cultive discrètement l’art du Kama Muta : ressentir avant de voir, percevoir ce fil invisible qui relie le temps insaisissable, la matière silencieuse et la vie qui passe.
De son Berry natal en passant par les rues en pente de San Francisco, les ruelles sombres de Hong-Kong et les champs de lavande de la Provence, Olivier a pour principale obsession de capturer ce que les mots rendent superflus.
Installé à Clermont-Ferrand depuis 2019, il photographie les rues désertes de la ville lors du premier confinement de 2020. La pierre de Volvic, omniprésente dans l’architecture locale, devient un élément central de son travail, nourrissant une réflexion sur la trace, l’usure et la résilience dans un contexte post-COVID. Point de départ, en 2023, de sa première série « Stigmates ».
En 2024, sa rencontre avec des étudiants en cinéma l’amène à travailler comme photographe de plateau sur une dizaine de courts métrages. La même année, une visite de Venise donne naissance au film photographique Dédale, sélectionné au Trophée de Paris début 2025 et projeté à Clermont-Ferrand en janvier 2026 dans le cadre de l’exposition ORACLE.
Ses images ne relèvent ni du documentaire social ni de la mise en scène. La figure humaine y apparaît rarement comme sujet central, mais comme un prolongement de la matière, soumise aux mêmes forces d’altération.
Travaillant majoritairement en noir et blanc, Olivier Petit privilégie une photographie épurée, attentive aux textures, aux contrastes, aux imperfections et aux tensions graphiques.
Photographe de plateau, d’art et de terrain, il évolue aujourd’hui entre univers architecturaux, scènes de tournage, théâtre, scènes musicales, événements professionnels, instants de vie ou portraits sensibles. Ses images conjuguent rigueur graphique et chaleur humaine, avec une attention particulière à la profondeur de champ émotionnelle. Chaque photographie devient un fragment de récit, une invitation à ralentir, à ressentir autrement ce qu’il nous donne à voir.
Ce n’est pas ce qu’on voit — mais ce qu’on ressent en regardant.
Installé en France dans le Parc Régional des Volcans d’Auvergne, il se déplace partout en Europe et au-delà pour saisir l’inattendu, le fragile, le vivant. Qu’il travaille sur un plateau de cinéma, en entreprise, en concert ou dans la solitude d’un lieu désert, Olivier photographie toujours avec la même intention : offrir un regard sincère, respectueux, habité.
Depuis plus de vingt ans, il fait confiance à son matériel Canon, qu’il connaît dans ses moindres détails. Mais ce qui donne à ses images leur singularité, ce n’est pas la technologie : c’est ce lien invisible entre le sujet et l’œil du photographe — un lien nourri d’écoute, d’empathie, et d’un infini souci du vrai.